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jeudi 29 septembre 2011

Une augmentation de l'information génétique ?



Dans le monde biologique, la question est épineuse et subtile. Il est vrai que depuis 10 ans la science a décrypté le génome de plusieurs espèces (dont l'homme en avril 2003), mais nous sommes encore assez loin de comprendre ce que signifient véritablement toutes ces informations. On peut faire un parallèle dans le domaine où l'on contrôle bien mieux les paramètres, c'est-à-dire l'informatique.

Comparons le logiciel A au logiciel B. Est-ce que le logiciel A comporte plus d'informations uniquement par le fait qu'il comporte plus de lignes de code ? Tous les programmeurs savent que le nombre de lignes de code que comporte un logiciel est un indice parmi tant d'autres du travail qu'implique un logiciel, mais parfois un programmeur brillant peut régler le même problème de manière très élégante avec un petit nombre de lignes de code.

Sur le plan de l'efficacité, il est donc possible qu'un logiciel avec 20,000 lignes de code ne soit pas plus efficace qu'un logiciel avec 5,000 lignes (même s'ils ont été conçus pour régler la même tâche). Il est donc fort difficile de quantifier de manière facile l'information que comporte un logiciel, même lorsque nous avons tous les détails sur sa conception et son développement. Ce n'est pas aussi simple que de compter les lignes de code.

Et dans le monde de la biologie, nous maîtrisons bien moins les paramètres. Bien des choses nous sont encore inconnues. Nous avons bien compris que certains gènes participent au processus de produire d'autres protéines tandis que d'autres ne semblent pas s'exprimer de manière aussi évidente. Dans le jargon scientifique, ce sont des introns. Les évolutionnistes ont fait de ces gènes silencieux ou introns, apparemment sans fonction, des junk-genes, des gènes bidons, des vestiges d'une évolution passée. Mais les recherches récentes démontrent de plus en plus que ces gènes silencieux s'expriment effectivement dans certains contextes et ne sont donc pas sans fonction. Il est clair maintenant que ce ne sont pas des vestiges d'une évolution passée comme l'ont pensé les évolutionnistes, trop avides de preuves pour mousser la propagande de leur théorie.

D'autres questions se posent également. Est-ce que toute l'information d'un organisme réside dans l'ADN ou trouve-t-on d'autres informations ou mécanismes essentiels dans le noyau de l'organisme ? L'ADN ne sert à rien si on l'isole de la cellule de son organisme. Son information est inutile, illisible, sans les mécanismes et l'usine métabolique de la cellule. Là encore, on peut faire des comparaisons (limitées) entre le monde de la biologie et l'informatique : un logiciel ne peut fonctionner sans système d'exploitation (compatible) ainsi que du hardware (toujours compatible). L'informaticien américain Jon Bartlett poursuit plus loin ce parallèle biologique – informatique. Il note qu'un logiciel raffiné permettra que l'usager le configure de diverses manières. Si on regarde les choses de manière superficielle, ces configurations peuvent être considérées comme de nouvelles informations, mais elles ne sont possibles que parce que le concepteur du logiciel les avait prévues.

Alors dans ce contexte, il est a priori impossible d'affirmer qu'un caractère biologique, qui nous semble nouveau, le soit vraiment. Il est tout à fait possible qu'il ait été prévu dans la programmation initiale de l'organisme en question. Mais évidemment ceux dont le système de croyances idéologico-religieux exige que la science (lire le matérialisme) soit omnisciente et omniprésente n’admettront jamais une science aussi limitée. Et dans la pratique, la tentation sera très forte d’ignorer ces limites et de proposer une explication somme toute, bidon…

On a demandé à Jean Lightner : “ Est-ce que le phénomène connu de la duplication des gènes dans un organisme peut être considéré comme un exemple qui aboutit à une augmentation de la quantité d'information dans le génome? ” Elle a répondu ceci (2010) :

"À mon avis, non. Il est un plutôt difficile de quantifier l'information sur le plan de la biologie, car il est manifeste que cela implique beaucoup plus que la séquence de l'ADN. Je ne considère pas que le phénomène de la duplication des gènes implique une augmentation de la complexité. Je considère cela comme un moyen de permettre l'expression de traits qui peuvent être adaptés, productifs et parfois tout simplement intéressants/beaux. J'ai souligné auparavant que tout cela nécessite un gène préexistant, un mécanisme par lequel ces changements peuvent êtres apportés (sans tuer l'organisme ou le rendre stérile!) ainsi que de la programmation dans le gène permettant des changements potentiellement utiles (si une copie est modifiée) ou du moins un avantage potentiel contribué par la deuxième copie du gène. Ces conditions ne peuvent être rencontrées que si l'organisme est le produit d'un dessein intelligent. Vous ne pouvez certainement pas amasser au hasard, dans un dépotoir, des pièces de machines brisées et assembler cela sans plan et vous attendre à créer ainsi un mécanisme capable d'effectuer un travail utile. Pourtant, de nombreux évolutionnistes ont une foi ferme que la chose est possible".

Mais qu'est-ce au juste que l'information génétique et comment savoir s'il a augmenté. Helen Setterfield observe (2010) :

Dans le contexte du débat sur les origines, le concept de “l'information” est extrêmement important. L'information stochastique (au sens de Shannon) peut certainement augmenter dans un génome. La trisomie chez les humains est un excellent exemple. Voici une configuration génétique dont l'une des formes entraîne le syndrome de Down. Il s'agit certainement une augmentation de l'information au sens de Shannon, mais l'effet est tout à fait négatif.

Voyons la chose d'un autre point de vue. Le phénomène de l'information dans un organisme et de la duplication des gènes peut se comparer à un dictionnaire. Si on fait une photocopie ou un scan d'une page du dictionnaire, est-ce que ce geste justifie l'affirmation que l'on a augmenté l'information du dictionnaire ? Il y a lieu de penser que les auteurs du dictionnaire contesteraient avec véhémence une telle affirmation... On a bien sûr fait une copie partielle de cette information (ce qui peut être utile dans certains contextes), mais cela ne justifie pas prétendre que la copie constitue une augmentation de l'information du dictionnaire.

Les lois sur les droits des auteurs sont justement là pour protéger contre le plagiat et les copies illégitimes (sans permission) d'une œuvre littéraire ou artistique. Évidemment, la copie d'une œuvre (ou d'une partie d'une œuvre) est toujours plus facile (et profitable) à faire que la conception de l'originale. Pour que les évolutionnistes puissent affirmer qu'il y a “ augmentation de l'information ” chez un organisme ou dans un génome, il est nécessaire qu'ils évitent à tout prix définir de manière claire ce qu'ils entendent par le terme “ information ”, car dès que l'on dépasse la rhétorique évolutionniste, pour considérer la chose du point de vue de l'ingénieur ou de l'architecte qui doit transmettre des informations afin de produire un mécanisme où une structure destinée à régler un problème précis, les preuves de l'évolution tombent en lambeaux. 

Paul Gosselin

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